La disparition du boucher du coeur de ville à Auxerre

La disparition du boucher du coeur de ville à Auxerre

UvB présente toute mes condoléances à la famille.

Un commerçant du coeur de la cité a choisi de se donner la mort. Une disparition triste et douloureuse, qui au-delà du drame personnel, interpelle la communauté car, quelque part, elle symbolise la mort du centre ville d’Auxerre

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Frédéric Deschatres, boucher, un ancien de Monoprix très apprécié auparavant à Intermarché Toucy, qui s’était installé à son compte dans le magasin de prêt-à-porter, près de la Tour de l’Horloge pour y ouvrir une boucherie 9 rue de l’Horloge, voilà moins d’un an, est décédé.

La boucherie avait fermé il y a peu. Elle n’aura donc pas tenu un an. Le 30 octobre, la société (SARL) a été placée en liquidation judiciaire.

Frédéric Deschatres a chosi de se donner la mort.

De gros investissements ont été réalisés pour transformer le magasin de prêt-à-porteravec double entrée sur la place du Général-Leclerc et la ruelle près de la Tour de l’Horloge. Une boucherie moderne, proposant des produits de terroir de qualité.

« La nouvelle boucherie située au pied de la Tour de l’Horloge, est un signe objectif de volonté de redynamisation du centre ville. Reste à savoir si les gens vont jouer le jeu. « 

« Et si d’autres ouvertures de commerces vont suivre. « 

« 98 sont vacants sur 500 dans la cité de Paul-Bert », écrivions-nous au lendemain de l’inauguration, le 2 décembre 2014.

« Une installation significative car de 33 boucheries dans la cité de Paul-Bert, on les compte désormais sur les doigts d’une main. En outre les études locales de consommation montrent qu’il manque cruellement, dans le centre d’Auxerre, de métiers de bouche.

« Tout le monde se plaint de cet état de fait.
Reste à savoir si les gens vont jouer le jeu. Souvent en effet, ils critiquent, mais ceux-là même, sont les premiers à acheter ailleurs qu’en centre cité. »

Frédéric Deschatres travaillait notamment avec sa fille Laëtitia.

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L’interview le jour de l’inauguration, le mardi 2 décembre 2014 (DR)

Frédéric Deschatres un ancien de Monoprix, et toute son équipe ont l’honneur d’annoncer l’ouverture de leur Boucherie 9, rue de l’Horloge à AUXERRE le mardi 2 décembre 2014.
Produits de qualité, sélectionnés par des spécialistes épicuriens. Vous ne vous tromperez pas !

Source

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RAPPORT

SUICIDE

Les agriculteurs premiers concernés.

L’Observatoire national du suicide du ministère de la Santé a publié le 2 décembre 2014 un état des lieux sur le suicide en France. Les agriculteurs sont toujours la catégorie socioprofessionnelle la plus menacée.

 

En France, en 2011, 11.000 décès sont des suicides et les urgences des hôpitaux ont accueilli 200.000 personnes après une tentative de suicide. Tels sont les chiffres publiés le 2 décembre dans le premier rapport de l’Observatoire national du suicide. Un décès sur 50 est un suicide. Pourtant, la France bénéficie d’une espérance de vie élevée mais son taux de suicide (18 pour 100.000 habitants) est parmi les plus hauts en Europe (12 pour 100.000 habitants). La France métropolitaine se situe juste après la Finlande, la Belgique et les pays de l’Est. En France, il y a, pour 100.000 habitants, respectivement 27,7 décès par suicide pour les hommes et 8,1 décès chez les femmes. Seul bémol : les taux de décès par suicide ont diminué de 25 % entre 1990 et 2010.

Enfin, il existe de fortes inégalités régionales avec des taux de décès par suicide élevés en Bretagne, en Basse-Normandie, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Champagne-Ardenne. Le Midi-Pyrénées, le Rhône-Alpes et l’Alsace enregistrent au contraire les plus bas taux de décès par suicide.

Les éleveurs de bovins surreprésentés

Dans ce contexte, les agriculteurs français ont un risque de décéder par suicide trois fois plus élevé que les cadres. Viennent ensuite les ouvriers, dont le risque face à un cadre est multiplié par 2,57 et les artisans et chefs d’entreprise (risque multiplié par 1,85). Les disparités de taux de suicide selon la catégorie socio-professionnelle (CSP) sont un peu moins marquées pour les femmes (deux fois plus de suicide chez les agricultrices que chez les femmes cadres).

En 2011, les modes de suicide les plus fréquents, toutes CSP confondues, sont les pendaisons (53 %), les prises de médicaments et autres substances (14 %), les armes à feu (14 %) et les sauts d’un lieu élevé (7 %).

Du côté des agriculteurs, une étude de l’Institut national de veille sanitaire (INVS) publiée en 2013 analysait les suicides sur trois années : il y a eu, entre 2007 et 2009, 417 suicides chez les hommes et 68 chez les femmes. La pendaison concerne 61 % des cas chez les hommes et 54 % chez les femmes. Les secteurs des bovins à lait et bovins à viande sont surreprésentés. Les hommes entre 45 et 64 ans sont les plus exposés. L’enquête de l’INVS sur l’agriculture se poursuit.

 

M.-G. Miossec

Source

la france agricole