Les bouchers du Limousin se mobilisent pour assurer leur relève

Les bouchers du Limousin se mobilisent pour assurer leur relève

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Cet article est un des exemples qui nous a pousser à Partager et Echanger sur notre métier d’exception.

Notre profession ne peut plus se cacher dernière des excuses,  des boucs émissaire elle doit se bouger, innover, se moderniser, avoir un plan de survie…

Nous avons essayer de nous impliquer a de nombreuses reprise. Nous espérions avoir le soutient et les memes valeurs des institutions…

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Les apprentis bouchers du CFA du Moulin Rabaud à Limoges © Radio France - Françoise Ravanne

Une campagne pour inciter les jeunes à choisir le métier de boucher est sur le point d’être lancée en Limousin par tous les représentants de la profession dans la région .Une campagne qui débute le 9 septembre et qui vise à redorer l’image du boucher, même si les apprentis sont à nouveau nombreux.

Une action pour promouvoir le métier de boucher est lancée ce vendredi 9 septembre sur l’ensemble du territoire limousin. C’est chez les artisans bouchers que vous pourrez trouver un petit livret ludique destiné aux jeunes et qui a pour objectif de redorer l’image du métier. C’est toute la profession de la filière viande qui se mobilise car dans les 5 prochaines années on estime que plus de la moitié des artisans bouchers vont prendre leur retraite en Limousin. Il faut donc assurer la relève.

Artisan-boucher un métier d’avenir en Limousin

Dans les centres de formation des apprentis qui forment au métier de boucher , aux treize vents à Tulle où au Moulin Rabaud à Limoges , la filière était en perdition il y a encore quelques années mais depuis 3 ans elle retrouve des couleurs . On affiche même complet au CFA de Limoges avec une trentaine de nouveaux inscrits en première année de CAP. _ »On peut avoir un salaire de 3000 euros lorsqu’on est chef d’atelier »_explique le délégué régional d’Interbev , l’Interprofession bétail et viande. Autre chiffre non négligeable : 86 % des apprentis qui sortent des CFA de Tulle ou Limoges trouvent un travail dans la foulée.

« Trouver un apprentissage chez un artisan est difficile mais c’est l’avenir que nous préparons »

« Si nous ne faisons rien c’est une boucherie sur deux qui disparaîtra d’ici 3 ans » explique Anne-Sophie Conjat Bach, la présidente du syndicat de la Boucherie de la Corrèze et c’est maintenant qu’il faut transmettre nos gestes pour éviter la fermeture des boucheries artisanales qui faute de repreneurs risquent de mettre la clé sous la porte en raison du vieillissement des bouchers.
Certes les syndicats de bouchers des 3 départements du Limousin reconnaissent que ce n’est pas toujours facile en ce moment de trouver un apprentissage en entreprise car les artisans bouchers n’ont pas toujours le temps de former des jeunes mais il s’agit de préparer l’avenir et de faire en sorte que la profession ne disparaisse pas. L’ apprentissage artisan boucher peut conduire aussi à travailler dans l’industrie, la grande distribution ou les abattoirs explique encore Anne-Sophie Conjat Bach.

 

Source

Par Françoise RavanneFrance Bleu Limousin

Lundi 5 septembre 2016 à 18:48

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